Une protection contre les surtensions (parafoudre) n'est pas toujours obligatoire. Cela dépend de 3 principaux facteurs :
- la zone géographique : le nombre de jours par an où l'on entend le tonnerre (niveau kéraunique),
- le type d'alimentation du bâtiment : aérien ou enterré,
- la présence ou non d'un paratonnerre.
| Alimentation du bâtiment | Niveau kéraunique | |
| NK ≤ 25 (AQ1) | NK > 25 (AQ2) | |
| Bâtiment équipé d'un paratonnerre | OBLIGATOIRE | OBLIGATOIRE |
| Alimentation basse tension par une ligne entièrement ou partiellement aérienne (1) | Non obligatoire | OBLIGATOIRE (2) |
| Alimentation basse tension par une ligne entièrement souterraine | Non obligatoire | Non obligatoire |
(1) Cette disposition n’est pas applicable lorsque les lignes aériennes sont constituées de conducteurs isolés avec écran métallique relié à la terre ou comportant un conducteur relié à la terre. Ce cas est très rare.
(2) Toutefois, l’absence d’un parafoudre est admise si elle est justifiée par une analyse de risque. Cette analyse est définie dans le guide UTE C 15-443.
Le parafoudre doit être de type 2 sauf en présence d’un paratonnerre où il est de type 1 (la différence se situe au niveau de la capacité d'écoulement des surtensions, se réferrer aux données des constructeurs).
Il est recommandé d’installer un parafoudre sur le circuit de communication lorsqu’un parafoudre est mis en oeuvre sur le circuit de puissance.
Voici une carte montrant les différents niveaux kérauniques (nombre de jour par an où l’on entend le tonnerre) en France.